Le Truel - Centre Catholique Universitaire Montpellier Nord

 Nous voici à quelques heures de cette fête de la Nativité, de ce grand mystère de l'Incarnation. Notre Seigneur, Celui que nous proclamons, Messie, Fils de Dieu, est venu se faire tout petit, venu parmi nous dans la faiblesse, lui que nous proclamons tout puissant.
Pour vivre ce temps de fête, vous allez retrouver dans les jours qui viennent, ainsi que dans la newsletter (pour les abonnés!) une série de textes conduisant à intérieuoriser et vivre toujours d'avantage ce grand mystère! Vous en souhaitant bonne lecture!

La crèche de Noël est quelque chose de très simple que tous les enfants du monde peuvent comprendre. Tous les personnages se tournent vers la même direction : ils regardent vers Marie et l’Enfant Jésus, contemplent cette scène et s’émerveillent.

Le mystère de Noël est là. Il est très simple, c’est pourquoi il est accompagné de pauvreté et de joie. Ces deux réalités marchent ensemble et nous font percevoir la présence et l’action de Dieu dans nos vies.

  Noël est d’abord marqué par la pauvreté. Saint Paul l’écrit : « de riche qu’il était, Notre Seigneur Jésus Christ s’est fait pauvre » (2 Co 8, 9) pour devenir vraiment l’un de nous, par amour de ceux qui sont les plus pauvres dans notre monde. C’est pourquoi le sens profond de la fête de Noël n’est pas difficile à comprendre pour ceux qui ont les yeux d’un enfant. La foi grandit quand on perçoit l’immensité de l’amour de Dieu pour nous.

  L’Apôtre saint Jean décrit son expérience : « Nous avons vu de nos yeux, nous avons contemplé, nous avons touché de nos mains le Verbe de Vie, car la Vie s’est manifestée … Nous vous l’annonçons pour que notre joie et la vôtre soient entières » (1 Jn 1, 1-4). Cette joie n’est pas seulement celle des contemporains de Jésus, elle est aussi la nôtre aujourd’hui.

La pauvreté et la joie sont des réalités toutes simples, sans cesse présentes. Mais elles nous paraissent incompatibles. Il nous semble que la joie n’est pas concevable car il existe tant de situations injustes et de drames chez nous et à travers le monde. Mais la joie de Noël ne signifie pas l’ignorance de la faim dans le monde, des guerres et des violences de toutes sortes qui sévissent et sans cesse recommencent. Elle manifeste que nous mettons notre confiance en Dieu qui sait ce qui pèse sur nous et sur l’humanité. Il prend soin de nous. Il suscite des personnes capables de devenir artisans de paix, de justice et d’amour. La joie de Noël, c’est la conviction que Dieu est à l’œuvre et que le mal n’est jamais définitivement le plus fort. Il peut paraître difficile de croire en cela. Nous préférons rester dans nos sécurités. Croire, c’est accepter de faire confiance et d’affronter les difficultés de l’existence avec la certitude que nous ne sommes pas seuls, car Dieu est avec nous, nous soutient par sa présence et son action. Ouvrons nos cœurs aux signes de la présence de Dieu. Ils montrent que la joie est possible malgré les souffrances et les douleurs de chaque jour.

Dieu est avec nous, c’est le sens de la fête de Noël ! Joyeux Noël !


† Pierre-Marie CARRÉ
Archevêque d’Albi

Mar 23 déc 2008 Aucun commentaire