Le Truel - Centre Catholique Universitaire Montpellier Nord

Cette semaine est encadrée par deux fêtes mariales. Lundi, le 8 décembre cette grande fête de l'Iammaculée Conception qui est aussi vécu par nombre de nos contemporains comme une fête de Lumières, même si parfois le sens chrétien s'est atténué, voir a disparu, il est intéressant de noter que nombreux sont ceux qui associent cette date à la lumière... En fin de semaine, ce sera une autre fête mariale, moins vécue sur nos rives européennes mais au combien populaire en Amérique latine : Notre Dame de Guadalupe. Une semaine si bien marquée est pour nous une occasion de nous laisser toucher par cette figure de Marie, aux premières loges en ce temps de l'avent. Pour cela, nous vous proposons un texte de Saint Ambroise de Milan, grand évêque de Milan et docteur de l'Eglise. Vous pouvez trouver d'autres textes sur la fête de l'immaculée conception.

V
oyez l'humilité, voyez le dévouement de Marie ! Elle se dit la simple servante du Seigneur. Alors qu'elle a été choisie pour être sa Mère ; cette promesse inattendue ne l'a nullement exaltée. Elle ne se dit que servante ; elle ne revendique pour elle aucun privilège, en raison de cette grâce. Elle ne veut qu'une chose : faire ce qui lui est commandé.

Elle doit enfanter Celui qui est doux et humble. Comment pourrait-elle ne pas faire preuve elle-même d'humilité ? Je suis la servante du Seigneur ; qu'il m'advienne selon ta Parole! (Le 1, 38). Telle est son obéissance ; tel est son désir : être servante, toute disposée à servir.

Accueillir la Parole, son unique aspiration. Comme elle est prompte à croire, la Vierge Marie, même face à une situation exceptionnelle ! Qu'y a-t-il donc de plus disproportionné que son corps par rapport à l'Esprit Saint? Qu'y a-t-il de plus extraordinaire que le fait qu'une vierge devienne féconde, en dépit de tout ? De la Loi, de la coutume, de la pudeur instinctive ressentie par une vierge ? Sara fut réprimandée parce qu'elle avait ri de la promesse de Dieu. Marie, elle, ne paraît nullement avoir douté, même si elle pose cette question : Comment cela va-t-il se faire, puisque je ne connais point d'homme? (Le 1, 34). Il est sûr qu'elle y croyait, puisqu'elle demandait simplement comment cela pourrait se réaliser. Aussi a-t-elle mérité ensuite d'entendre Elisabeth lui dire : Heureuse es-tu d'avoir cru à ce qui t'a été dit de la part du Seigneur! (Le 1, 45).

Oui, vraiment heureuse, Marie, de l'avoir emporté sur le prêtre Zacharie : celui-ci s'était dérobé à la foi, Marie, elle, a corrigé cette erreur. Comment, d'ailleurs, le Seigneur, voulant racheter le monde, n'aurait-Il pas inauguré son œuvre par Marie, celle qui est la première à accueillir le Fils et son fruit de salut ?

Mer 10 déc 2008 Aucun commentaire