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Soeur Emmanuelle est décédée. Depuis bientôt 24h cette information se répète en boucle à la télévision, la radio, les journaux... Et pour nous aussi, au Truel, cette annonce ne laisse pas indifférent.

Les aumôneries étudiantes de Montpellier avaient accueillies Soeur Emmanuelle en 2001 à Montpellier. Pour celles et ceux qui étaient présents, ce moment, ce temps d'échange entre cette soeur que l'âge commençait à plier et les jeunes étudiants reste un souvenir inoubliable. Quel dynamisme, quelle capacité à remuer : c'était la rencontre de deux jeunesse : la jeunesse des étudiants et la jeunesse de soeur Emmanuelle sans que l'on puisse dire qui était le plus jeune! Son sourire, son rire, et son optimisme chevillé au coeur : "Si tu souris au monde, le monde te sourira!" aimait-elle à nous répéter.

Mais en ce temps d'hommage répété, revenons un peu sur cette figure si particulière d'une femme qui a toujours décidé de vivre pleinement son humanité. Il fallait la voir, bien droite sur sa chaise, visage plissé, regard clair et pétillant de malice, la voix haut perchée, répondre aux questions des jeunes : « Si j’avais 20 ans aujourd’hui ? Je ferais beaucoup de bêtises, je n’aurais de cesse de multiplier les expériences, de mordre dans tous les fruits interdits, par curiosité. »
Puis, d'ajouter : « Ce qui est presque sûr, c’est que je serais malheureuse, comme beaucoup de jeunes aujourd’hui, totalement privée de repères, à la fois rebelle et exaltée, à la recherche du bonheur, en quête de l’absolu. » Et finalement confesser : « À votre âge, j’étais un fleuve en ébullition. Un homme ne m’aurait pas suffi. Je voulais quelque chose de plus grand, de plus exaltant. J’ai choisi Dieu ! »


« J’oscillais comme un pendule entre le Seigneur et le plaisir », dira-t-elle bien plus tard quand elle évoquera son adolescence et sa jeunesse.  Les belles toilettes, les sorties – « la bagatelle », comme elle disait –, elle continue d’y goûter avec passion. Mais sans être jamais satisfaite : trop dérisoire, trop futile, trop passager pour combler le manque qui est en elle, la soif d’absolu qui l’habite. Alors que Jésus ! En lui, confiera-t-elle, elle trouve « la source d’amour qui la porte avec passion vers les autres et surtout les enfants ». Et parce que cela seul la comble, elle finit, un jour de 1929, par dire « oui à Dieu ». C’est ainsi qu’elle entre chez les religieuses de Notre-Dame de Sion et devient le 10 mai 1931, à 22 ans, Sœur Emmanuelle . Dès lors, et pendant près de quarante ans, conformément au charisme de sa congrégation, elle va enseigner les lettres et la philosophie.

Ce n’est qu’en 1969, à 61 ans, que, l’heure de la retraite venue, elle renoue enfin avec son rêve de jeune fille. Elle songe d’abord à aller chez les lépreux. Mais ceux-ci vivent en zone militaire, donc interdite. Alors, lorsqu’on lui parle des chiffonniers qui vivent à la périphérie du Caire, elle s’emballe. « J’étais comme un oiseau qui, après quarante ans, volait enfin là où ses ailes avaient toujours voulu le porter », confiera-t-elle.

Un beau jour d’automne, elle distribue ses livres, brûle ses cahiers et part s’installer dans le bidonville d’Ezbet El-Nakhl, « pauvre parmi les pauvres ». Elle y restera vingt-deux ans. Sa maison ? Une cabane à chèvres de deux mètres cinquante sur trois, sans eau ni électricité. La première année, elle rend visite aux 4 000 habitants du bidonville, découvre la drogue et l’alcool qui rendent les hommes fous, les filles mariées à 12 ans, les jeunes femmes enceintes tous les dix mois, le tétanos qui tue dans leur première année quatre bébés sur dix. Et comme elle n’est pas « une contemplative » mais « une femme d’action », elle se met au travail. Verront ainsi le jour une école, un terrain de jeux, un dispensaire, un atelier de couture.

Il lui faut aussi collecter de l’argent. Et pour cela, se rendre en Europe et en Amérique, créer des réseaux, des liens de complicité, une association. Partout où elle se rend, sa voix, son énergie, son sourire, sa rare liberté de ton et d’esprit, ses propos vifs et caustiques secouent, impressionnent. Et font affluer les chèques. De quoi ouvrir de nouveaux chantiers, comme le centre médico-social Salam, inauguré en 1980 par la femme du président Sadate. Ou organiser d’autres jardins d’enfants, d’autres écoles, d’autres dispensaires dans d’autres bidonvilles, le Mokattam où elle s’installe à partir de 1980, puis Meadi Tora en 1985. Et même construire une usine de compost, capable de transformer en engrais les ordures collectées par les chiffonniers.

En 1991, Sœur Emmanuelle célèbre avec les chiffonniers ses « noces de diamant ». Sœur Sara, une religieuse égyptienne, de la congrégation copte-orthodoxe des Filles de Marie, l’a rejointe depuis plusieurs années et est peu à peu devenue son bras droit. C’est elle qui reprend le flambeau en 1993.

Très sollicitée par les médias, les écoles et les communautés chrétiennes, elle parcourt l’Europe pour y semer la bonne parole, tutoyant ses interlocuteurs et distillant sans en avoir l’air des vérités pas toujours agréables à entendre. Où qu’elle soit, son message ne varie guère.

« Comme Dieu s’est incarné et a partagé une vie d’homme, expliquait-elle, je veux, moi aussi, vivre dans ma chair les joies et les douleurs des hommes. Il s’agit pour moi d’équilibrer ma vie intérieure et ma relation avec Dieu avec le message à délivrer. » « La religion n’est pas d’abord l’entretien d’une relation avec Dieu, précisait-elle encore, mais la recherche, à travers Dieu, d’une relation avec l’homme. » Et lorsqu’on l’interrogeait sur l’Église, elle aimait à dire qu’elle confiait aux jeunes, comme elle l’a écrit dans son testament spirituel, son idéal d’« une Église servante et pauvre, rayonnant l’amour évangélique pour qu’advienne enfin un monde plus juste et plus fraternel ».

En 2003, à 95 ans, elle s’étonnait à peine d’être classée cinquième au baromètre Ifop-JDD des personnalités préférées des Français, juste derrière Johnny Hallyday. « Je ne suis pas dupe, affirmait la religieuse. Le Seigneur ne me demandera pas quelle place j’occupais dans les sondages ! On n’inscrira pas mon score sur ma tombe ! J’ai pu être tentée de vouloir faire marcher les autres au doigt et à l’œil, d’être mise en avant, d’arriver coûte que coûte à mes fins. Heureusement, il y a eu l’association et ma communauté religieuse qui m’ont toujours tempérée, et surtout la prière qui me remet dans la vérité de mon être. »
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et la suite ??!!

dans la joie de Pâques, le Truel continuera ses rencontres !

jeudi 28 avril : temps d'action de grâce pour l'année vécue, puis assemblée générale du Truel !

jeudi 5 mai : vacances du Truel

JEUDI 12 MAI : FETE DE fin d'année !!!!!!! Fête aux couleurs espagnoles : venez tous en jaune et rouge !! imagesCAJ1K6CM

jeudi 19 mai : détente hors les murs : sortie à la baraka jeux bar avec 2000 jeux, des billards... ! RDV à 20h à ste Bernadette, ou 20h30 sur place (Odysséum)

jeudi 26 mai : détente hors les murs. RDV à 19h au truel, avec le pique nique et le maillot de bain ! Sortie au lac de Crès

DIMANCHE 5 JUIN,18h30 : messe animée par le Truel à l'église Ste Bernadette, puis grillades

Tous aux JMJ à Madrid !

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Pour tout savoir sur les JMJ : http://jmj2011-34.perso.sfr.fr/

Damien y va... et toi ?!

Jeune étudiant de 22 ans, je ne suis jamais allé aux JMJ, pourtant cette année j'ai décidé d'y partir avec le diocèse ! Que de joie de me savoir déjà en route … mais pourquoi ?

 La chose qui me tient le plus à cœur est de vivre un temps de fraternité avec ceux et celles qui font partie de mon aumônerie étudiante ; s'édifier mutuellement, prier ensemble et en lien avec les jeunes du monde entier, je trouve que c'est un formidable projet !

 Il me semblait tout naturel de me rendre aux JMJ, mais non sans une petite dose de curiosité, car j'ai envie de voir tous ces jeunes venant de partout louer ensemble autour de notre Saint Père, de vivre cette aventure mondiale. Il est toujours bon, je pense, de voir d'autres chrétiens (ou non!) qui nous soutiennent !

 Et Dieu seul sait, si l'occasion ne se représente peut-être pas de vivre un tel temps fort pour moi … les JMJ 2011, c'est une véritable chance à saisir !

Bien sûr, je n'oublie pas mes frères et sœurs qui pour diverses raisons ne pourront être des nôtres ; néanmoins, je peux déjà les assurer de l'efficacité de la prière de millions de personnes !

liturgie pour tous !

Envie de préparer les messes du dimanche soir avec d'autres et avec un prêtre ?

RDV au Truel à 19h30 le mardi qui suit la messe animée par le Truel... pour préparer la suivante !

Messes animées par le Truel à 18h30 : dimanche 20 mars, 10 avril, 5 juin.

Donc RDV pour la préparation les mardis 22 mars et 12 avril

Contact : Misha : mish_martin@hotmail.com   06-17-79-10-32

  9Y080240 

Tu es (petit ou grand !) musicien ?

un groupe Inter-aumôneries pour toi ! Rencontre un mardi soir sur deux au Truel. Coordination : Catherine Trottier 04-99-23-94-60. Pour préparer les temps forts (pélerinage, fête du monde universitaire...).

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