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Repères


Ce temps de l’Avent (adventus, « venue, avènement ») s'ouvre le 4e dimanche précédant Noël.



L'Avent est la période durant laquelle nous nous préparons à célébrer simultanément la venue du Christ à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le coeur des hommes de tout temps et son avènement dans la gloire à la fin des temps : "Il est venu, Il vient, Il reviendra !".

L'Avent est la période durant laquelle les fidèles se préparent intérieurement à célébrer Noël, événement inouï, et décisif pour l'humanité, puisque Dieu s'est fait homme parmi les hommes : de sa naissance à sa mort sur la Croix, il a partagé en tout la condition humaine, à l'exception du péché. Chacun est appelé à la vigilance et au changement de vie. La parole des Prophètes, qui retentit en chaque liturgie dominicale de l'Avent, redit la nécessité de la conversion et de la préparation du cœur.

A travers les évangiles on entend aussi les promesses de vie, de joie et de la venue de Celui qui vient nous sauver.

L'Evangile du 1er dimanche de l'Avent ( Lc 21, 25-28,,34-38) invitait, au cœur des inquiétudes et agitations de notre monde, à rester debout et confiants dans le Seigneur. « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête ».

 L'Evangile du 2e dimanche de l'Avent (Lc 3, 1-6) avec Jean-Baptiste nous propose d’ouvrir notre cœur à tous les hommes en préparant le chemin du Seigneur. « préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route … et tout homme verra le salut de Dieu »

L'Evangile du 3e dimanche de l'Avent ( Lc 3, 10-18), avec Jean-Baptiste appelle au baptême de conversion et à la charité. « Que devons-nous faire ? … que celui qui a … qu’il partage » Ce dimanche l’Eglise nous invite aussi à nous réjouir avec les deux premières lectures car le Seigneur vient ! « Soyez dans la joie, le Seigneur est proche « Ph 4, 4-7

Enfin, l'Evangile du 4e dimanche de l'Avent (Lc 1, 39-45) nous propose de contempler Marie et Elisabeth, dans la Visitation, se donnant l’une à l’autre de découvrir le Seigneur et que rien n’est impossible à Dieu. La venue du Seigneur est pour tous ! Nous sommes les dépositaires de cette Bonne Nouvelle ! « Lorsque j’ai entendu tes paroles de salutation, l’enfant a tressailli d’allégresse au-dedans de moi. Heureuse, celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »





Conférence du fr.Rémy Bergeret op sur l’affaire Galilée

                          Le Truel, 29-10-09

  
                On a beaucoup parlé cette année de Darwin, à cause du double anniversaire : celui de sa naissance(1809) et celui de la parution du ‘Traité de l’origine des espèces‘(1859). Mais 2009, c’est surtout l’Année de l’Astronomie pour l’Unesco en mémoire du 4ème centenaire de l’invention de la lunette astronomique par Galilée en 1609. Il convenait donc d’aborder cette affaire, très douloureuse pour l’Eglise, qui la traîne depuis comme un boulet et d’en discerner les enjeux essentiels.

 

 

1.Le contexte général

               Rappelons les dates de la vie de Galilée : 1564-1642; le chanoine Copernic est mort en 1543 et il n’a nullement été inquiété pour ses théories, son grand ouvrage n’est mis à l’index qu‘ en 1616. Mais entretemps, les Réformes protestantes ont émergé, suivies du Concile de Trente qui a ‘resserré’ les boulons et durci certaines positions de l’Eglise. Ceci explique -pour une part- le traitement infligé à Galilée pour avoir diffusé les théories coperniciennes.

               Parcourons maintenant les principales étapes de sa vie : mathématicien à Bologne en 1587, il obtient une chaire à Padoue en 1593 où il enseigne le système de Ptolémée qui faisait de la Terre le centre du monde. Il  adhère sans doute au système copernicien vers 1595; ce n’est qu’en 1609 qu’il découvre, à l’aide d’une lunette, les satellites de Jupiter et il publie en 1610 le « Sidereus nuncius »(Messager céleste). Peut-on évaluer l’apport épistémologique de cet ouvrage ? Il s’agit d’un document d’un type nouveau qui introduit la preuve par l’expérience et l’usage du calcul mathématique, ce qui n’était pas habituel en astronomie. A cette époque, il intègre l’Académie des « Lincei », fondée en 1603.

                Suite à la publication d’un ouvrage qui récuse le système copernicien, Galilée réagit dans une lettre au P.Castelli fin 1613 où il écrit « Le Saint-Esprit n’a point voulu(dans l’Ecriture Sainte) nous apprendre si le ciel est en mouvement ou immobile…l’Esprit Saint a omis à dessein de nous instruire des choses de ce genre, parce que cela ne convenait pas à son but qui est le salut des âmes ». A la suite de cette lettre, il est pris à parti à l’automne 1614 par le P.Caccini (op!), un homme influent; il se tourne alors vers Mgr Dini et le cardinal Bellarmin(sj) du Saint-Office : ce dernier sera l’interlocuteur principal de Galilée, de grande intelligence, comprenant de suite les vrais enjeux du conflit. A cette étape, ces enjeux sont au nombre de trois :

       1) une question de principe : un savant catholique peut-il mener sa recherche de manière autonome vis-à-vis du Magistère romain ?

       2) une question de méthode touchant la portée, la pertinence de certaines affirmations scientifiques avec, à l’origine, un malentendu. Les théologiens ont reçu la théorie de Copernic comme une hypothèse; certains scientifiques l’ont reçue comme une vérité démontrée. Comment concilier leurs approches ?

        3) une question d’autorité en matière d’interprétation : qui, dans l’Eglise, ajustera ou adaptera les formulations dogmatiques en fonction des découvertes de la science ?

 

                       Le 24 Février 1616, les théories coperniciennes sont condamnées : Galilée va  se taire durant sept années. Mais en 1623, suite à une provocation du P.Grassi(Collège romain), il publie son « Saggiatore »(l’Essayeur’), ouvrage polémique qu’il offre au nouveau Pape, Urbain VIII. Galilée est alors convaincu que le système copernicien ne peut être condamné comme hérétique ; son ardeur scientifique s’en accroît d’autant et il conçoit un grand ouvrage sur les deux systèmes du monde en cours à cette époque. Ce sera le « Dialogo », publié en 1632 à Florence, malgré les réserves de P.Riccardi, théologien du Pape. Mais Galilée passe outre, cette témérité lui est reprochée.

 

                      Dès lors, la machine s’emballe : en effet, dès la parution, l’ouvrage soulève une tempête : Galilée a désobéi à l’engagement pris en 1616. En Septembre 1632, le Saint-Office le convoque, il traîne pour rejoindre Rome, où il arrive le 13 Février; il y subit quatre interrogatoires entre le 12 Avril et le 22 Juin. Au dernier, les juges le menaçant de torture, Galilée se rétracte. Le lendemain, il est condamné comme « suspect d’hérésie » et il signe son abjuration; sa peine de prison est commuée en assignation à résidence. Notons au passage que s’il avait été reconnu formellement hérétique, c’est le bûcher qui l’attendait comme G.Bruno en 1600. Cela dit, il poursuit son travail en écrivant ses « Discorsi », publiés en 1638 à Leyde(terrain protestant). Il meurt en 1642.

 

 

2. La problématique dégagée par Galilée.

 

                    Même si Galilée reste la figure emblématique d’un certain conflit raison/foi et de l’incompréhension -voire de l’obscurantisme- de l’Eglise en ce domaine, nous avons perçu que l’affaire est plus complexe que cela. Ce qui s’opposait d’abord en cette période, ce sont deux visions du monde, dont l’une, celle de Ptolémée, s’avérait caduque, obsolète; or l’Eglise s’accrochait à cette cosmologie, celle qu’avait connue Thomas d’Aquin au XIIIème siècle, désormais dépassée par les découvertes astronomiques de Copernic, Galilée puis Kepler, Newton, etc. Par ailleurs, jusqu’au XVIIème siècle, on peut être croyant, philosophe et savant, le meilleur exemple étant Pascal. A partir du XVIIème siècle, la philosophie et la science vont prendre leur autonomie vis-à-vis de la théologie et s’affranchir de sa tutelle : ce sont les débuts de la science moderne, de la Physique dont on attribue volontiers la paternité à Galilée. Preuve en est plus récemment, le nouveau Président du Conseil Pontifical pour la Culture, Mgr Ravasi a proposé que Galilée devienne le patron du dialogue science/foi !

                     Enfin, en ce qui regarde les incursions de Galilée en exégèse, on ne peut lui reprocher d’avoir joué à ‘l’apprenti sorcier’ : il a pris soin, par des amis(bénédictins de Fossanova) de s’informer des principes d’interprétation de l’Ecriture et il a fréquemment recours à St Augustin, dont il cite l’œuvre « De Genesi ad litteram ». Il y puise u ne thèse générale : Dieu nous parle sous deux modes, l’Ecriture, la Création(image classique des deux Livres). A la vérité de l’Ecriture, on accède par la foi; à la vérité de la Nature(=la science), par la raison. Elles ont toutes deux une même origine en Dieu : ces deux vérités ne peuvent se contredire. On n’a guère fait mieux depuis et cette théorie a été reprise au Concile Vatican I en 1870 dans la Constitution « Dei Filius » et au Concile Vatican II dans la Constitution « Gaudium et spes ».

 

                    A la fin du XXème siècle, l’Eglise a eu le mérite de sortir, enfin, de l’obscurantisme, grâce à l’initiative de Jean Paul II qui dès 1979 a mis en place une commission d’historiens, de savants et de théologiens pour réviser en quelque sorte le cas Galilée. Ce travail a abouti à une quasi-réhabilitation en Octobre 1992? 350 ans certes après la mort de Galilée, mais mieux vaut tard que jamais…

 

                      Fr. Rémy  Bergeret op, directeur du Centre Lacordaire

                      Ingénieur des Mines(Nancy 74), docteur en théologie.

Des conseils :

-          Utiliser différentes traductions de la Bible (Bible de Jérusalem, TOB …)

-          Consulter les introductions et les notes de la Bible

 

Des outils de travail :

-          Vocabulaire de Théologie Biblique

-          Les Evangiles synoptiques

-          « Pour lire la Bible », JP Bagot, JC Dubs

-          « Pour lire le Nouveau Testament », E. Charpentier

 

Des sites internet :

http://www.bibliotheque.editionsducerf.fr

http://www.aelf.fr

http://inxl6.org

 

Des logiciels :

Biblia Clerus

                Présentation de l’Evangile de Luc

 

Intro sur la Parole de Dieu

La Bible, une bibliothèque !

73 livres

40 auteurs différents

styles variés : livres historiques, poèmes, prière, œuvres littéraires, textes de loi…

dates d’écriture de -1900 au 1er siècle

            AT, NT, 4 Evangiles

            Différentes traductions

La Bible, Parole de Dieu ? cf 1ère piste de partage

           

 

Qui est Luc ?

Traditionnellement, depuis le second siècle, on reconnaît en Luc le « cher médecin » (Col 4,14 ; Phm 24, 2Tm 4,11) qui accompagne Paul dans certaines de ses missions. Mais des doutes subsistent…

Grec cultivé, sans doute originaire d’Antioche.

 

Luc n’a pas connu personnellement le Christ.

Son Ev est donc marqué par deux « sources » :

-          Les récits antérieurs des témoins oculaires, qui sont devenus serviteurs de la Parole (cf prologue)

-          Son propre vécu auprès de Paul ; le Christ que Lc a découvert n’est pas d’abord le prophète itinérant de Galilée ; mais le Seigneur glorifié apparu à Paul sur le chemin de Damas, celui qu’il découvre à travers la prédication de Paul, celui dont il perçoit le visage dans les 1ères communautés chrétiennes celui dont il retrouve les traits dans les souvenirs des témoins qu’il interroge.

 

Pour qui écrit-il ?

Pour nous ! « Cher Théophile » : ami/ aimé de Dieu

 

On ne sait pas pour quelle communauté précise Luc écrivit ; mais à la lecture de son œuvre, des indices peuvent nous permettre de situer ces chrétiens sont d’anciens païens, d’origine grecque. Quels indices ? : ses explications sur la géographie de la Palestine, ses précisions sur les usages juifs, son peu d’intérêt pour les discussions sur la loi, son souci des païens, son insistance sur la réalité corporelle du Ressuscité, si difficile à admettre pour les Grecs.

 

Pourquoi écrit-il ?

Prologue de Luc 1 « 1 Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements accomplis parmi nous, 2 d'après ce que nous ont transmis ceux qui furent dès le début témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole, 3 il m'a paru bon, à moi aussi, après m'être soigneusement informé de tout à partir des origines, d'en écrire pour toi un récit ordonné, très honorable Théophile, 4 afin que tu puisses constater la solidité des enseignements que tu as reçus. ».

 

 

Une chaîne de transmission :

Pas de récits sans événements (paroles et actions de Jésus). Des témoins oculaires… dont certains sont devenus serviteurs de la Parole, entreprenant de composer un récit de ces événements. L’écrivain lui-même : Lc. Théophile, peut-être un personnage réel, qui a fourni le parchemin et l’encre, pourquoi pas la maison dans laquelle l’auteur a dicté son texte à un scribe. Une chaîne qui va jusqu’à nous : nous sommes tous des Théophiles, des amis de Dieu.

 

Un travail d’historien ? (la Bible = une histoire vraie ?)

Lc annonce ainsi le sujet, la méthode, et le but de son œuvre. Il va présenter les événements qui sont au point de départ de la prédication de l’Eglise. Il s’est informé avec soin de la tradition des 1ers témoins et va l’exposer en ordre. Ainsi Théophile y trouvera un récit solide. Lc se présente ainsi à la manière d’un historien de son temps. Il suit les usages des historiographes de son temps.

Oui, mais… l’histoire qu’il veut présenter est une histoire sainte ! Le propos de Lc est de montrer la signification des événements pour la foi : une foi éclairée par le mystère de Pâques et par la vie de l’Eglise. Quand il présente les paroles et les actes de Jésus, il s’intéresse avant tout à leur sens ; il manifeste parfois une indifférence profonde pour leur chronologie, ou pour leur situation topographique (ex : 29 « Et, se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie, pour l'en précipiter. 30 Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin... » : ne correspond pas à la géographie de Nazareth, peu précis. Sens : montrer Jésus poursuivant sa route qui ne peut s’achever qu’à Jér). Il ne craint pas de composer librement des scènes significatives (chap 1 et 2…).

Son souci 1er n’est pas de décrire les faits dans leur exactitude matérielle, mais de proclamer l’histoire de Jésus en tant qu’elle st histoire du Salut. Il se sent la liberté et même le devoir de déchiffrer les événements. Il le fait à la lumière de la tradition de l’Eglise.

Lc considère le fait de Jésus avec toute sa foi, en laquelle un historien voit une interprétation personnelle, un au-delà de l’histoire. Son but est bien d’affermir la foi de Théophile.

Ce livre est un Evangile (= Bonne nouvelle en grec). C’est un croyant qui s’adresse à nous.

 

 

Quand écrit-il ?

« Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements accomplis parmi nous » : Lc n’est donc pas le 1er à écrire. Mc : 1er Ev vers années 70. Les exégètes situent la rédaction de l’Ev de Lc vers les années 80-90 ; mais plusieurs lui attribuent une date plus ancienne.

Lc utilise des matériaux qui lui sont communs avec Mt et Mc, mais aussi bcp d’éléments qui lui sont propres : enfance, certains miracles, certaines scènes de conversion, certaines apparitions pascales, des enseignements et surtout une série de paraboles. 

Des traits communs avec Ev de Jn : des personnages comme l’apôtre Jude, Marthe et Marie ; le lien entre la pêche miraculeuse et l’investiture de Pierre, la trahison de Judas attribuée à Satan… Ces traits communs ne peuvent pas s’expliquer par des contacts évangéliques entre les deux Ev (Ev Jn plus tardif), mais par des contacts de la tradition pré-évangélique.

 

 

Un livre en deux tomes : Ev : temps de Jésus et Ac : temps de l’Eglise.

« J'ai consacré mon premier livre, ô Théophile, à tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le commencement 2 jusqu'au jour où, après avoir donné ses instructions aux apôtres qu'il avait choisis sous l'action de l'Esprit Saint, il fut enlevé au ciel » Ac 1,1. + concordances de style vocabulaire… entre Lc et Ac.

Dans Ac, Lc raconte les débuts de l’Eglise primitive, la vie de la première communauté de Jérusalem, l’œuvre missionnaire des apôtres Pierre et Paul qui aboutit à la constitution de nombreuses petites communautés chrétiennes dans l’Asie Mineure.

 

Un plan d’ensemble :

-          Chapitres 1et 2 : naissance et vie cachée de Jean-Baptiste et de Jésus. Seul évangéliste avec MT qui présente petite enfance de Jésus. Annonciation, Visitation sont propres à Lc.

-          3,1 à 4,13 : préparation du ministère de Jésus : JB introduit Jésus puis lui laisse la place, baptême du Christ. 

-          4,14 à 9,50 : Ministère de Jésus en Galilée. Revêtu par son Baptême de la puissance de l’Esprit (Lc 4,14), il accomplit la prophétie d’Isaïe qui inaugure son ministère : « annoncer la Bonne nouvelle aux pauvres, proclamer aux captifs la libération, et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté » (Lc 4,18)

-          9,51 à 19,27 : La montée vers Jérusalem. Partie la plus originale de l’Ev de Luc. plus qu’un voyage géographique : un chemin théologique. On voit Jésus « monter » vers sa mort, qui sera en même temps sa Glorification (Passion et Résurrection). Le Christ ne cesse de poursuivre son ministère de compassion, guérit (ex guérison 10 lépreux Lc 17,11) enseigne, appelle à la conversion. Mais c’est aussi un chemin semé d’embûches, où le Christ se heurte à l’incompréhension de ses disciples quand il annonce sa Passion, à l’hostilité des pharisiens et des docteurs de la loi.

-          19,28 à 24,53 : Passion, Résurrection à Jérusalem, et apparitions aux disciples. Tout commence et culmine à Jérusalem : annonce de la naissance de JB au Temple, présentation de Jésus au temple, plusieurs fois Jésus pleure et se lamente sur Jérusalem (Lc 13,34 ; Lc 19,41). Jésus est le prophète par excellence, accomplissant parfaitement le dessein de Dieu, et « il ne convient pas qu’un prophète meure hors de Jérusalem » (Lc 13,33).

Christ Ressuscité apparaît aux disciples à Jérusalem, ou sur la route d’Emmaüs, mais les deux disciples retournent à Jérusalem. Les disciples sont invités à « rester dans la Ville » (Lc 24,49), ils sont sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.

Dans Ac, Luc montrera comment la Bonne nouvelle partira de Jérusalem pour aller jusqu’au bout du monde.

 

Quelques traits caractéristiques de l’Ev de Luc

 

Ev de l’enfance : Jésus qui naît dans une mangeoire, sur la route… tout le sens de Noël vient de Luc. Dieu petit, humble.

 

L’Evangéliste de la tendresse de Dieu.  

- 3 paraboles de la miséricorde (Luc 15), notamment fils prodigue

- Passion : Jésus manifeste son pardon à tous ceux qui au moment –même le persécutent et vont le faire mourir : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

De même, au malfaiteur cloué à côté de lui sur la Croix et qui se repent, il accorde le pardon et la promesse de la vie éternelle : « en vérité, je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis ».

-          Femme Pécheresse pardonnée Lc 7,36-50 : « ses péchés, ses nombreux péchés, lui sont remis parce qu'elle a montré beaucoup d'amour ».

 

Les pauvres, les pécheurs, les étrangers, les païens :

-          dès le début de l’Evangile, les 1ers à recevoir la bonne nouvelle de la naissance d’un sauveur : bergers = des exclus.

-          Repas chez Zachée. Lc 19 « Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu."

-          « tous les publicains et les pécheurs s'approchaient de lui pour l'entendre. 2 Et les Pharisiens et les scribes de murmurer: "Cet homme, disaient-ils, fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux!" Lc 15, 1-2

-          Pardon de la femme pécheresse… chez un pharisien, un homme de loi bien comme il faut ! Lc 7,36-50

-          Etrangers : parabole du bon samaritain : Lc 10,29-37 ; 10 lépreux guéris : un samaritain revient vers le Christ Lc 17, 11-19

-          Païens : guérison de l’esclave d’un centurion : Luc 7,1. La communauté de Luc est constituée d’anciens païens.

 

 

La présence des femmes :

-          Elisabeth. Visitation.

-          Anne au temple

-          Femmes qui suivaient Jésus « Et il advint ensuite qu'il cheminait à travers villes et villages, prêchant et annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Les Douze étaient avec lui, 2 ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies: Marie, appelée la Magdaléenne, de laquelle étaient sortis sept démons, 3 Jeanne, femme de Chouza, intendant d'Hérode, Suzanne et plusieurs autres, qui les assistaient de leurs biens » (Lc 8. Spécifique Luc)

 

-          Marthe et Marie : 38 Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. 39 Celle-ci avait une soeur appelée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. 40 Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit: "Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur me laisse servir toute seule? Dis-lui donc de m'aider." 41 Mais le Seigneur lui répondit: "Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites pour beaucoup de choses; 42 pourtant il en faut peu, une seule même. C'est Marie qui a choisi la meilleure part; elle ne lui sera pas enlevée." (Lc 10 // Jean 11 : Lazare).

 

-          Les veuves : Anne au temple ; guérison fils d’une veuve : « il fut pris de pitié pour elle » (Lc 7,12. Spécifique Lc) ; offrande de la veuve (Lc 21).

 

-          Les femmes au tombeau (// Mc et Mt)

 

-          Apparition du Christ Ressuscité aux femmes (// Mc et Mt).

 

Une ouverture à l’universel :

Par la diversité des personnes dont le Christ se fait proche, et en particulier les pauvres, les pécheurs, les femmes, Lc transmet l’universalité du salut, offert à tous.

« Les Pharisiens et leurs scribes murmuraient et disaient à ses disciples: "Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs?" 31 Et, prenant la parole, Jésus leur dit: "Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais les malades; 32 je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, au repentir." » Lc 5,30-31

« Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » Lc 19,10.

 

Universalité de la Mission :

envoi des 12, mais aussi des 72 en mission Lc 10,1-20 (spécifique Lc). Selon Gn 10, 72 est le chiffre des Nations

apparitions du ressuscité pas réservé aux 12 (Cf Cléophas sur route d’Emmaüs)

 

En même temps, place privilégiée d’Israël est marquée :

            Importance donnée à l’accomplissement des Ecritures

            Ordre de Jésus d’aller se montrer aux prêtres : 10 lépreux guéris Lc 17, purification d’un lépreux Lc 5,14

            L’étroite liaison entre  salut d’Israël et salut des nations (ex : Ct Syméon)

            La place donnée aux 12 qui seuls reçoivent le titre d’apôtres.

 

 

L’Evangile de la joie : l’Evangile de Luc s’ouvre dans une atmosphère d’action de grâces et de louange : il est le seul évangéliste en effet à avoir conservé les cantiques de Marie (magnificat), de Zacharie, des anges de Bethléem, de Syméon, qui habitent tant la liturgie de toute l’Eglise (Magnificat, benedictus, Ct Syméon, Gloria).

Evangile de la joie et de la fête : joie des disciples revenant de mission, joie du berger retrouvant sa brebis perdue, joie du Père qui retrouve son fils prodigue…

 

La place du Saint Esprit : le Saint Esprit est présent partout dans Luc (16 occurrences hez Lc, 7 chez Mc, 11 chez Mt) :

-          chez le Christ (Baptême, Christ « exulte sous l’action de l’Esprit saint » Lc 10,21…)

-          chez Marie, Elisabeth, JB, Syméon, les disciples…

-          "Lorsqu'on vous conduira devant les synagogues, les magistrats et les autorités, ne cherchez pas avec inquiétude comment vous défendre ou que dire, 12 car le Saint Esprit vous enseignera à cette heure même ce qu'il faut dire." Lc 12,11-12

-          demandez l’Esprit : « combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient » Lc 11,13

-          Promesse… qui débouche sur la Pentecôte !

 

Lc s’adresse à des communautés qui ont fait l’expérience de l’Esprit, étant nées hors du cercle de Jérusalem, suscitées par la Parole de Dieu et par l’Esprit.

 

 

L’insistance sur la prière :

« Et il advint, comme il était quelque part à prier, quand il eut cessé, un de ses disciples lui dit: "Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l'a appris à ses disciples."

2 Il leur dit: "Lorsque vous priez, dites: Notre Père… » Lc 11. Demande des disciples est spécifique à Lc

 

Suit : la parabole de l’ami qui se laisse fléchir

 

Puis : "Et moi, je vous dis: demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira. 10 Car quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira. 11 Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place du poisson, lui remettra un serpent? 12 Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion? 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient!" Lc 11

 

Les paraboles : Le Christ est né et a vécu au Proche Orient. Imprégné d’une culture marquée par le goût de la comparaison et du conte populaire, il utilise fréquemment ce style d’histoires courtes porteuses d’un message. C’est une comparaison développée sous forme d’histoire. Elle ne vise pas à enseigner, mais à interroger les auditeurs sur leur comportement (thème qui sera développé dans l’année).

 

Le Père : 1ère (au Temple) et dernière Parole du Christ (« Père entre tes mains, je remets mon esprit ») sont à son Père. Jésus souvent montré en prière, de jour comme de nuit  (= en relation à son Père). Parabole du Fils prodigue…. Appelle son Père sur la Croix.

 

 

Quel visage du Christ… et donc de Dieu Luc laisse-t-il transparaître ?

            Dieu de tendresse, de pardon, de miséricorde

Dieu proche des Petits, des pauvres

            Dieu de la rencontre

Dieu offre son salut à tous

 

 

Claire Dupont, Petite Sœur de Saint François d’Assise

et la suite ??!!

dans la joie de Pâques, le Truel continuera ses rencontres !

jeudi 28 avril : temps d'action de grâce pour l'année vécue, puis assemblée générale du Truel !

jeudi 5 mai : vacances du Truel

JEUDI 12 MAI : FETE DE fin d'année !!!!!!! Fête aux couleurs espagnoles : venez tous en jaune et rouge !! imagesCAJ1K6CM

jeudi 19 mai : détente hors les murs : sortie à la baraka jeux bar avec 2000 jeux, des billards... ! RDV à 20h à ste Bernadette, ou 20h30 sur place (Odysséum)

jeudi 26 mai : détente hors les murs. RDV à 19h au truel, avec le pique nique et le maillot de bain ! Sortie au lac de Crès

DIMANCHE 5 JUIN,18h30 : messe animée par le Truel à l'église Ste Bernadette, puis grillades

Tous aux JMJ à Madrid !

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Pour tout savoir sur les JMJ : http://jmj2011-34.perso.sfr.fr/

Damien y va... et toi ?!

Jeune étudiant de 22 ans, je ne suis jamais allé aux JMJ, pourtant cette année j'ai décidé d'y partir avec le diocèse ! Que de joie de me savoir déjà en route … mais pourquoi ?

 La chose qui me tient le plus à cœur est de vivre un temps de fraternité avec ceux et celles qui font partie de mon aumônerie étudiante ; s'édifier mutuellement, prier ensemble et en lien avec les jeunes du monde entier, je trouve que c'est un formidable projet !

 Il me semblait tout naturel de me rendre aux JMJ, mais non sans une petite dose de curiosité, car j'ai envie de voir tous ces jeunes venant de partout louer ensemble autour de notre Saint Père, de vivre cette aventure mondiale. Il est toujours bon, je pense, de voir d'autres chrétiens (ou non!) qui nous soutiennent !

 Et Dieu seul sait, si l'occasion ne se représente peut-être pas de vivre un tel temps fort pour moi … les JMJ 2011, c'est une véritable chance à saisir !

Bien sûr, je n'oublie pas mes frères et sœurs qui pour diverses raisons ne pourront être des nôtres ; néanmoins, je peux déjà les assurer de l'efficacité de la prière de millions de personnes !

liturgie pour tous !

Envie de préparer les messes du dimanche soir avec d'autres et avec un prêtre ?

RDV au Truel à 19h30 le mardi qui suit la messe animée par le Truel... pour préparer la suivante !

Messes animées par le Truel à 18h30 : dimanche 20 mars, 10 avril, 5 juin.

Donc RDV pour la préparation les mardis 22 mars et 12 avril

Contact : Misha : mish_martin@hotmail.com   06-17-79-10-32

  9Y080240 

Tu es (petit ou grand !) musicien ?

un groupe Inter-aumôneries pour toi ! Rencontre un mardi soir sur deux au Truel. Coordination : Catherine Trottier 04-99-23-94-60. Pour préparer les temps forts (pélerinage, fête du monde universitaire...).

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