Alors que les les catholiques du monde entier était
invités à prier pour la paix le 1er janvier,
le pape a renouvelé son appel pour que cesse la violence en Terre Sainte. En France, le mouvement Pax Christi et le Conseil d'Eglises chrétiennes ont appelé à la paix et à la solidarité.Comme il l'avait fait fin décembre, le pape Benoît XVI a invité à prier pour que cesse la violence à Gaza et a rappelé que la guerre et la haine ne résolvaient pas les problèmes.
"Aujourd'hui, dans toutes les églises de Terre Sainte, les patriarches et les chefs des Eglises chrétiennes invitent les fidèles à prier pour la fin du conflit dans la bande de Gaza et à implorer la justice et la paix sur leur terre. Je m'unis à eux et vous demande de faire de même en pensant aux victimes, aux blessés à ceux qui sont dans la peine, à ceux qui vivent dans l'angoisse et la peur, parce que Dieu les bénit par la consolation, la patience et la paix qui viennent de lui".
Le pape a tenu à souligner que le refus du dialogue ne pouvait amener qu'à "des situations qui pèsent de façon insupportable sur les populations une fois encore victimes de la haine et de la guerre..."
"Nous prions donc pour que l'enfant de la mangeoire...inspire aux autorités et aux responsables de tous les fronts, israéliens et palestiniens, une action immédiate qui mette fin à la situation tragique actuelle" a-t-il conclu
Le 28 décembre dernier, Benoît XVI appelait à la fin des violences entre Palestiniens et Israéliens : « La terre patrie de Jésus ne peut pas continuer à être témoin de tant d'effusion de sang se répétant sans fin » a-t-il plaidé.
Mettre fin à l'escalade de violence
En France, Mgr Marc Stenger, évêque de Troyes et Président de Pax Christi, a rappelé le 29 décembre, à la veille de la journée mondiale de la Paix, qu'aucune raison politique ne saurait justifier le sang et les larmes des innocents, de quelque nationalité qu'ils soient". Il adjure le premier ministre de l'Etat d'Israël et le responsable du Hamas d'arrêter « le massacre », et de "mettre fin à une escalade dont le seul résultat est la ruine, la souffrance et la mort".
Il adjure la communauté internationale de ne pas se "réfugier dans les discours inefficaces et les faux-fuyants et d'intervenir dans ce face à face meurtrier".
"Il n'y a pas d'autre manière de signifier une volonté de paix que de s'asseoir à une table de dialogue et de négociation", rappelle-t-il.
Lire le message intégral
Le 2 janvier, les co-présidents du CECEF, le Cardinal André Vingt-Trois, le Métropolite Emmanuel, et le Pasteur Claude Baty, ont adressé un message d'appel à la paix et à la solidarité appelant chacune et chacun à s'associer le dimanche 4 janvier 2009 à la « journée pour la justice et la paix en Terre sainte ».
"Nous demandons, précisent-ils, au Christ Sauveur, dont nous célébrons la venue parmi nous, de faire la grâce de la paix aux hommes, femmes et enfants de cette Terre dont nous portons la souffrance et l'espérance"
Lire le message intégral
Et pour aller plus loin, on peut lire ou relire l'encyclique "Pacem in Terris" de Jean XXIII en 1963 sur la paix dans le monde.
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A Noël, les chrétiens célèbrent ce mystère déjà advenu
— la venue de Dieu dans la chair de Jésus — comme une promesse et une garantie de ce qu’ils attendent encore: que Dieu soit dans l’humanité entière et que toute l’humanité soit faite Dieu. Mais
si tel est le fondement de la fête, alors la joie qui l’habite ne peut être l’objet d’aucune «exclusivité»: elle est une grande joie «pour tout le peuple» (Lc 2,10), pour l’humanité entière,
destinataire de l’amour de Dieu. Les chrétiens ne peuvent en aucune manière prendre possession de Noël, en le soustrayant aux autres; ils ne peuvent jamais emprisonner l’espérance qui est une
aspiration au cœur de tous. Si, en Jésus, le Créateur s’est fait créature, l’Éternel s’est fait mortel, le Tout-Puissant s’est dénué de sa force, c’est pour que l’homme puisse devenir le Fils
même de Dieu. Nous sommes là face à cet «admirabile commercium», à ce «merveilleux échange» à travers lequel les Pères de l’Église des premiers siècles cherchaient à expliquer à leurs
contemporains l’événement qui avait non pas tant changé le cours de l’histoire, mais bien plutôt redonné à l’histoire tout son sens.
La crise financière révèle plus profondément une crise spirituelle et un ordre erroné des valeurs. Le sens et la
valeur du travail humain sont passés à l'arrière-plan dans la recherche générale du profit, ont regretté les évêques de la COMECE à l’occasion de leur Assemblée plénière d’automne. Cette réunion,
qui s’est tenue du 12 au 14 novembre à Bruxelles dans les nouveaux locaux de la COMECE au 19 Square de Meeûs, a par ailleurs été marquée par l’arrivée du Père Piotr Mazurkiewicz comme nouveau
secrétaire général.
La crise financière est aussi
l’occasion d’interroger avec plus d’acuité les modes de vie de notre société occidentale. Dans ce contexte, les évêques de la COMECE ont reçu le rapport « Une réflexion chrétienne sur le
changement climatique » rédigé par le groupe d’experts qu’ils avaient mis en place en novembre 2007. Les évêques ont pris note des conclusions du rapport: le changement climatique est une
question de survie pour une grande partie de l’humanité ; un leadership politique fort ainsi que, plus profondément, une réflexion et un débat éthique sont nécessaires pour convaincre les
esprits mais aussi les cœurs des citoyens à se distancer du mode de vie prédominant, trop centré sur la consommation et notamment sur une consommation énergétique disproportionnée.
Dans ce même esprit, ils ont appelé au respect du
repos dominical comme base du modèle social européen et facteur de réconciliation entre travail et vie familiale. Ces dernières années, le dimanche a été mis à mal dans les législations de
nombreux Etats membres, à la faveur d’une vision politique libérale et consumériste. Dans le contexte de la crise économique actuelle, les évêques de la COMECE appellent les députés européens à
prendre leurs responsabilités et à inscrire le dimanche comme jour de repos dans la Directive Temps de travail qui sera votée à la mi-décembre au Parlement européen.
