Le pape a salué leur engagement à "coordonner les mesures nécessaires pour stabiliser le marché financier et permettre aux entreprises et aux familles de surmonter la récession et à la relance de l'économie mondiale en réformant et renforçant la gouvernabilité globale de manière à ce que ce type de crise ne se reproduise plus... La sortie de crise est possible ensemble et en évitant toutes mesures d'égoïsme national ou de protectionnisme".
Benoît XVI a évoqué ensuite son récent voyage africain, qui lui a permis de voir de près la pauvreté extrême et la marginalisation, que cette crise mondiale risque d'aggraver. Il a déploré que la partie subsaharienne du continent ne soit représentée au G 20 que par l'Afrique du Sud, et pas même par un organisme régional. Ce fait devrait conduire les participants de la réunion londonienne à "une profonde réflexion car ceux qui ont le moins droit au chapitre sont ceux mêmes qui souffrent le plus d'une crise dont ils ne sont pas responsables".
Un déficit d'éthique
Cette crise mondiale, a ajouté le Saint-Père, découle d'un déficit d'éthique et montre que l'éthique ne peut être étrangère aux mécanismes économiques. L'économie ne fonctionne bien que si elle inclut la dimension éthique".
Il a souligné ensuite la nécessité d'un sérieux renforcement de la coopération internationale en vue d'un développement humain intégral. La confiance fondamentale en l'homme, dans les hommes et femmes les plus pauvres d'Afrique comme d'autres régions frappées par la misère, constituera la preuve qu'on entend sortir de la crise sans exclusions et de manière stable, en évitant tout risque de nouveaux désordres. Benoît XVI a uni sa voix aux autres croyants et à toutes les cultures, "qui partagent la conviction de ce que l'élimination de la misère d'ici 2015, objectif du Millénaire, demeure un des devoirs primordiaux de notre temps".
Le chef du gouvernement britannique a fait écho à cette lettre en manifestant son adhésion aux lignes concrètes qu'elle indique.
M. Jean-Louis Borloo a partagé ses convictions et ses interrogations au
Responsable du groupe de travail, Mgr Pierre d'Ornellas,
«
Quel homme voulons-nous demain ? Quelle société construisons-nous pour demain ? Quelle place allons-nous accorder aux vulnérabilités dans une société de la performance avant tout ? » En
dialoguant avec les scientifiques Mgr Gérard Defois, membre du groupe de travail sur la bioéthique, a pleinement pris conscience que l'Eglise n'était pas la seule à porter ces interrogations. Il
a souligné dans son intervention les multiples rôles de la loi : protecteur (« pour placer les frontières »), dynamique (« ce vers quoi nous allons »), économique («
recherche de l'équilibre entre les intérêts des uns et des autres », culturel (« définir des repères d'humanité ») et social (« place du vulnérable ») mais aussi moral
et spirituel (« imposer le bien commun est une lutte permanente »).
Membre
du Conseil National d'Ethique, Xavier Lacroix a mis en avant deux points de vigilance de l'Eglise : l'unité de l'être humain (corps et esprit) et le principe de vulnérabilité (L'Eglise veut être
« la voix des sans voix » Jean-Paul II). Il en a dégagé deux enjeux : la cohérence de la filiation et le respect dû à l'embryon. Xavier Lacroix a rappelé que la naissance implique des
liens où le corporel, le social et l'affectif entrent en jeu. « L'enfant a besoin de grandir sur le roc d'une double filiation : paternelle et maternelle » a-t-il ajouté. «
L'intervention du législateur et de la société médicale doivent demeurer au service de la cohérence de ces liens ». « Une chose est de faire face aux situations telles qu'elles se
présentent, en offrant à l'adoption un enfant sans parents, une autre serait de prévoir délibérément la naissance d'un enfant privé de père ou porté par une femme autre que celle qui sera sa mère
ou ne rencontrant pas la différence sexuelle dans le couple adoptif ou éducateur » a-t-il distingué.
Alors que les les catholiques du monde entier était
invités à 





