Et toi, avant ces JMJ, es-tu enraciné dans le Christ?
Le jeudi 17 mars, a été l'occasion pour chaque Truellien présent de s'interroger sur cette question au cœur des prochaines JMJ de cet été à Madrid. C'est notamment grâce au Père Bernard Lapize, Prêtre Jésuite à Montpellier, que ce partage authentique à pu naître. Ce questionnement constitue sans doute la clé de voûte de notre vie de chrétiens.
Ce temps s'est articulé autour de deux passages de l’Evangile selon St Jean qui témoignent de la façon dont les premiers disciples ont été amenés à rencontrer Jésus puis à le suivre :
Partage et réflexions sur l’appel des premiers disciples Jn 1,35-39:
Jean dont il s'agit dans ce texte n'est autre que le prophète Jean-Baptiste, déjà connu à cette époque-ci. Alors que les deux disciples suivent Jésus après que Jean leur ait dit que c'était « l'agneau de Dieu », ce dernier leur soumet une question qui, finalement, pourrait être posée à chacun d'entre nous : « que cherchez-vous? ». En effet, est-ce que l'on sait vraiment ce que l'on cherche dans nos vies respectives? Il semble intéressant d'observer que les disciples répondent à cette question de Jésus par une autre question : « Rabbi où demeures-tu? » Ce retour, cette réponse interrogative, signifie peut-être que la réponse à cette question n'est autre que Jésus. Jésus nous interroge et pourtant il est notre réponse. Néanmoins, l'interrogation des disciples qui se porte sur l'endroit où demeure Jésus, apparaît centrale dans ce texte mais également dans notre cheminement de chrétiens. On pense tous, plus ou moins, connaître Jésus et qu'il est « l'agneau de Dieu », comme il nous l'a sûrement été présenté. Cependant, il est difficile de savoir où il se trouve et où il « demeure » dans nos vies. Avant de savoir si nous sommes enracinés ou pas dans le Christ, peut-être devrions-nous commencer par nous demander où est-ce qu'Il demeure? (à méditer!)
Partage et réflexions sur le dialogue entre le Christ Ressuscité et Pierre Jn 21,15-19
Parce qu'il comprend trois questions successives, ce texte nous rappelle certainement le passage dans lequel Pierre a renié par trois fois Jésus. Chacune des réponses de Pierre apportée à ces trois questions de Jésus semblent vouloir « effacer » ces reniements et confirmer un peu plus l'amour que Pierre lui porte. Chaque question, semble revêtir un ton plus grave et plus lourd de conséquences. Ainsi la première réponse de Pierre est bien sûr marquée par un amour profond pour Jésus mais la troisième apparaît vraiment comme sa « signature ». C'est là tout le sens, notamment, de la vocation, comme nous l'a très bien expliqué Bernard. Car la vocation ce n'est pas s'engager par un contrat en étant obligé de le respecter à la lettre, ce n'est pas rester dans le cadre qui avait été préalablement bien défini, non. La vocation c'est s'abandonner à Dieu et signer, quelle que soit notre vie, quel que soit ce que nous lui abandonnons, mais surtout signer. Parce qu'être chrétien, vivre comme un chrétien cela ne se résume pas à suivre à la lettre ce que Jésus nous a enseigné (même si c'est déjà beaucoup!), c'est l'aimer avant tout. D'où cette question cruciale : « m'aimes-tu? ». Cette nécessité de s'abandonner à Dieu va se retrouver bien sûr dans la phrase de Jésus, « suis-moi », qui donne tout son sens et sa portée au texte. En effet, en disant cela, Jésus nous propose à nous aussi de nous enraciner dans le Christ, et chacun de nos « oui » contribue à nous enraciner un peu plus en lui. Cependant, s'enraciner demande cet abandon car si l'on refuse de se détacher de notre volonté de tout contrôler, de tout prévoir et de tout calculer, alors il devient plus difficile de se rapprocher de Lui.
Mais être enraciné dans le Christ, après tout, c'est peut-être lui rester fidèle! En effet, le baptême nous enracine dans le Christ et Lui nous reste désormais fidèle durant toute notre vie. Mais peut-on en dire autant...?
Nico
tu arrives à Montpellier ? tu veux rejoindre d'autres
étudianst chrétiens ? Tu trouveras toutes les infos sur notre nouveau site :


Puis auberge espagnole : repas partagé (chacun amène un plat)
!





